RÉCIT – Antonin Richard ne se destinait pas à devenir marin-sauveteur. En 2016, une formation de journalisme en poche, il quitte Lille et lâche sa caméra pour rejoindre l’ île de Lesbos. Là, il retrouve les activistes de Greenpeace pour participer aux opérations de sauvetage en mer Méditerranée. Militant depuis ses 17 ans, il n’hésite pas lorsque l’ONG lui propose de participer à une mission humanitaire en Grèce.

Une « double occasion », pour lui : « mettre à profit un savoir-faire maritime et une lutte qui fait du sens » avec toujours « l’envie d’y retourner ».

De fil en aiguille, le jeune marin-sauveteur se retrouve embarqué sur divers navires de sauvetage : le Sea-Watch 2, l’Aquarius ou encore l’Ocean- Viking jusqu’aux côtes de Libye.

À travers ce récit de quatre années de sauvetage en mer, l’auteur nous raconte sans détour comment il « participe à rouvrir la question des frontières en France » afin qu’elle ne tombe pas dans l’oubli.

Toutes ces questions traversent ce récit où il est aussi question de camaraderie, celle des gens de mer qui connaissent la vie sur mer et souhaitent laisser aux migrants le droit de se donner un avenir meilleur. Antonin Richard nous raconte de l’intérieur le quotidien de celles et ceux qui s’engagent en mer. C’est une véritable plongée : du port d’escale européen au transit vers la zone de sauvetage, jusqu’au sauvetage lui-même et au retour à quai.

C’est la force de ce récit où il s’agit de : « Raconter les événements du point de vue de quelqu’un qui agit. » Ce récit brut et documentaire est dédié « à tous les naufragés ensevelis dans le linceul des flots ».

Ce matin la mer est calme – Journal d’un marin sauveteur en Méditerranée : agir et raconter